Lundi 11 avril 2011
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Jeudi le 31 mars, nous quittons Boaco après six semaines de stage où du matin au soir nous faisions face à un horaire soutenu d'activités. Le départ
prévu pour 14h a lieu avec 15 minutes de retard et quatre heures plus tard, on se retrouve dans un petit village de pêcheur situé à 20 km de Léon sur le bord du Pacifique.
Un véritable hâvre de paix....................
Nous avions réservé dans une petite auberge appelée Barca de oro dont la propriétaire Sandrine, d'origine française, est fort
sympathique.
Le site se trouve donc dans une baie où de notre auberge nous pouvions voir les arrivées et départs des pêcheurs. La particularité de la baie est qu'elle est soumise aux marées de sorte que les pêcheurs doivent partir très tôt le matin ou plus tard en
après-midi
De notre auberge nous retrouvons sur notre droite la fin de la route avec quelques autres auberges, en face c'est le port naturel des pêcheurs
puisqu'ils n'ont qu'à ancrer leurs bateaux dans le peu d'eau de la baie et sur notre gauche nous y voyons Isla Del Venado, une île ou langue de terre étroite longue de
22 km où d'un côté il y a une rivière peu large et de l'autre l'océan.
Isla Del Venado

À l'extrémité gauche de l'auberge se trouve aussi un kiosque d'information qui fournirt toutes les explications sur cette île. D'abord, elle est
considérée comme Réserve naturelle et, par conséquent, constitue une aire protégée par l'État nicaraguayen. Ensuite, on y a développé un tourisme écologique de sorte que sept familles du village
se sont regroupées pour former une coopérative et assument les actvités de protection, de développement et de visite.
Un groupe de quinze femmes ont acheté un bateau avec sièges et le met à la disposition des visiteurs qui veulent bien y faire une excursion. C'est
donc dans ce contexte que nous avons décidé de réserver pour une excursion devant durer environ trois heures.
Le matin nous avions rendez-vous à 7 heures au kiosque. le prix pour la ballade était de $50 pour quatre personnes et un prix d'admission sur
la Réserve de 60 cordobas par personne ( moins de $3 ). Nous avions une femme guide et un jeune capitaine dans la vingtaine.
Les mangroves sont fascinants par leur méandre, leur bruit et la grande variété d'oiseaux y vivant. Les plus impresionnants sont les garza
blanca ( grandes aigrettes blanches) et une autre famille d'oiseaux gris dont je ne me souviens plus du nom.
Il faut dire aussi que la mangrove a été ravagée par un ouragan en2008, Il y a
donc un projet de récupération du bois mort qui est ensuite commercialisé et qui constitue une source de financement pour les femmes qui nettoient la baie. Le bois est transporté dans des canots
fabriqués dans un tronc d'arbre.

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Au cours de notre ballade, nous avons croisé un raton laveur et un majestueux grand pic avec sa crête rouge vif. La guide nous avait prévenu que ce
n'était pas sûr de voir des iguanes en raison de l'heure matinale alors qu'habituellement, nous disait-elle, sur l'heure du midi on en voit beaucoup se faisant chauffer au soleil sur les
branches surplombant la rivière. Des caïmans habitent également les mangroves mais nous n'en n'avons point vus.
Deux haltes étaient prévues: la première à 8 km où nous avons pu marcher sur le bord de l'océan tout en admirant plusieurs types de crabes qui
vivent en bordure sur une bande rocheuse. Notre capitaine se faisait un malin plaisir à les débusquer, les attraper et nous les faire admirer. Il y en a même un qui s'était accroché après la
lanière de ma sandale et ne voulait plus la lâcher. Jusqu'au moment où après une secousse vigoureuse il s'est tout simplement défait de sa pince et repartit qu'avec une sans demander son
reste!
Voyez comment Robert s'y donne à coeur joie en me parlant de Jeanne et Joseph avec qui il aimerait partager ce
plaisir!
L'autre arrêt au retour était le lieu de ponte des tortues qui font l'objet de mesures de protection. Malheureusement, nous n'avons pu que voir les
lieux puisqu'à cette période de l'année elles sont libres dans l'océan et ne viennnet pondre qu'en octobre.
Bref, ce fut une excursion très agréable où un sentiment de liberté nous habitait à travers les méandres de ces mangroves...
Pour le reste de notre séjour à Las Pénitas elle a été ponctué de repos, de prélassement et d'échanges avec des touristes d'Europe et même du
Québec. On a même rencontré le voisin d'enfance de notre cousine Reine Larouche. C'est un dénommé Marc Gagnon qui vivait voisin de chez elle et qui a fait sa vie avec sa conjointe Christiane
Tremblay dans la Coopération internationale... Un couple fort sympathique. Pour vous dire que les voyages au loin nous font découvrir des gens parfois proches!
Après une semaine, c'est le départ pour Léon. Le bastion de la révolution sandiniste en 1979 et une ville universitaire reconnue. Ce sera l'objet du
prochain article
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